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NON à la fermeture de la brigade  des douanes d'Agen

Pas d'armistice pour les douanes d'Agen

12 Novembre 2015, 20:54pm

Publié par NON à la fermeture de la brigade des douanes d'Agen

Article la dépêche du midi du 12/11/2015

C'est une première, le service des douanes d'Agen était à la commémoration de l'Armistice hier au Passage-d'Agen. Les syndicats ne désarment pas face aux menaces de démantèlement.

Une Kalachnikov dans un paquet postal, 300 g de cocaïne, 6750 bijoux fantaisie, des peaux de python, des statuettes en ivoire et, plus récent, des aiguilles pour l'acuponcture et, le 2octobre, près de 900 cachets anabolisants. Ceci est une liste non-exhaustive des saisies réalisées par la brigade des douanes d'Agen. Quelques-unes de ces prises sont en photos au mur des locaux du centre routier au Passage-d'Agen.

Et c'est dans un bureau étroit qu'Olivier Geron et trois autres des agents douaniers se sont retrouvés hier. Ils revenaient de la cérémonie de l'Armistice au Passage-d'Agen. C'était une première, jamais les douanes n'avaient affiché leur présence à ce type de rendez-vous. «Le maire était content de nous voir», sourit le secrétaire interrégional de Solidaires, et porte-parole de l'intersyndicale que son syndicat compose avec la CGT, la CFDT, FO et l'UNSA.

Et pourtant, pas d'armistice pour la brigade d'Agen et le service des douanes, menacés de démantèlement. La veille, mardi, les douaniers ont mis sur pied un contrôle sur initiative à Colayrac. Un contrôle zélé qui a provoqué un ralentissement jusqu'à la voie sur berge. L'avant-veille, la brigade a découvert que la motion déposée par l'opposition de gauche au conseil municipal d'Agen n'a pas été votée après le refus du maire Jean Dionis (lire notre édition de ce mercredi). C'était une motion de défense de ce service public, toujours menacé. «Nous sommes dans le brouillard», insiste un douanier, parlant plus de l'imbroglio administratif que de la brume qui séjourne dans la vallée.

La seconde se lève en général dans la journée. L'autre persiste. «On a cru comprendre qu'à l'issue d'une réunion avec les élus, le projet était gelé», indique Olivier Geron. «Gelé, mais pas supprimé. Nous allons continuer de défendre le service public de protection des populations». Le projet de redéploiement prévoit la fin de la brigade des douanes d'Agen. Ils sont six, sept officiellement, et quatorze à l'étage, répartis entre le dédouanement, le tabac, la taxe à l'essieu… À termes, de source syndicale, seul le service viticulture doit rester. En chiffres, le service des douanes, c'est vingt aujourd'hui, sept demain. «Tout ce qui est contrôle de l'appellation Armagnac doit également disparaître ici», lâche Olivier Geron, qui ne digère toujours pas les coupes sombres.

«Certes, d'autres brigades ont été supprimées. Mais personne en interne ne comprend les axes de réflexion et les choix.» Pour le représentant de Solidaires, il est incohérent de vider de sa substance le service agenais. «Pour l'axe Andorre sur l'A 62, il ne restera que quinze agents, à Montauban, alors qu'avec ce redéploiement, l'axe Hendaye-Bordeaux en comptera cent cinquante !» Le bilan d'activités plaide pour la défense de l'antenne agenaise. «Le nombre de contentieux est multiplié par trois cette année par rapport à 2014. C'est l'inverse des effectifs ou pas loin. «Des départs en cessation d'activités sont prévus. On connaît la suite : on ne remplace pas les partants, donc moins de contrôles, donc moins de résultats et donc une raison de fermer». Aucune date définitive n'est fixée au calendrier. Un plan stratégique douanier prévoit la suppression de 2 000 postes en quatre ans à l'horizon 2018.

CHSCT et comité paritaire

Le prochain étage de la fusée réorganisation devant être allumé, c'est la consultation du comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) puis du comité technique paritaire. En novembre, de nouveaux rassemblements à prévoir, à Bordeaux. Début décembre, Geron a rendez-vous à Paris pour un comité technique de réseau. D'ici là, le blog parfumé d'humour doit continuer à être alimenté. Les douanes misent sur les réseaux sociaux pour informer. Une pétition a recueilli plus de 200 signatures.

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