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NON à la fermeture de la brigade  des douanes d'Agen

« Si on disparaît, c’est qu’il n’y a plus de fraude »

21 Juin 2015, 07:56am

Publié par NON à la fermeture de la brigade des douanes d'Agen

La brigade des douanes à Agen est menacée de disparition. L’effectif d’une dizaine d’agents serait redéployé mais les syndicats se mobilisent pour l’emploi et la sécurité

L’annonce faite aux douaniers par leur hiérarchie est claire : leur service doit être « rationalisé et modernisé ». Gain d’efficacité et, plus sûrement, économies de fonctionnement, les services douaniers sont en pleine mutation. Or, la lecture que font les agents de cette intention est toute autre : « Derrière les vocables administratifs, se cache une autre réalité : destruction des emplois et disparition du service public ».
Agnès Ragaru, représentante CGT de l’intersyndicale, était présente lorsque, le 10 juin dernier, les noms d’Agen (et également d’Arcachon et Cambo) est venu se rajouter à la liste des brigades susceptibles de passer à la trappe. « Ils nous disent que les agents seront redéployés à Montauban, Périgueux ou Bordeaux… Mais comment peuvent-ils s’imaginer qu’ils connaîtront le terrain de Lot-et-Garonne et agiront efficacement ? »

Des saisies en hausse
Une dizaine de fonctionnaires du département pourraient donc plier bagages pour laisser le territoire sans douanier fixe. Et pourtant, à en croire la représentante syndicale, les prises effectuées par ses collègues sont toujours en hausse. « On pourrait croire que si on disparaît c’est parce qu’il n’y a plus de fraude, ironise-t-elle, mais c’est tout le contraire. Les saisies sont toujours plus nombreuses… Et ce n’est pas parce qu’on travaille mieux, c’est juste qu’il y a plus de trafics. » Le long de l’A62, ou tout simplement par la proximité avec l’Espagne, le département est une terre de transit privilégiée. Cigarettes, alcool, stupéfiants sont des exemples de prises récurrentes.

Mobilisation
La hiérarchie douanière, appuyée par le ministère des Finances, prévoit ainsi un plan national de rationnalisation entraînant, toujours selon les syndicats, la perte de 400 emplois sur cinq ans. Agen, comme les autres brigades menacées, entend bien continuer la mobilisation et interpeller les pouvoirs publics et responsables politiques locaux et nationaux. « Sinon, ce serait la porte ouverte à tous les trafics », se désole un autre agent.

Gauvain Peleau-Barreyre

« Si on disparaît, c’est qu’il n’y a plus de fraude »

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